Une nouvelle étude de Frost & Sullivan estime que la supplémentation en oméga-3, phytostérols et bêta-glucanes pourrait générer d’importantes économies liées aux maladies cardiovasculaires dans l’Union européenne et au Royaume-Uni.
Le rapport, financé par une subvention de Food Supplements Europe, évalue le coût sociétal des maladies cardiovasculaires à environ 307 milliards d’euros en 2025, avec une projection à près de 399 milliards en 2035.
Selon le modèle, une couverture de l’ensemble de la population éligible permettrait d’éviter environ 4,8 millions d’événements cardiovasculaires majeurs par an et de dégager un bénéfice économique net de 237,8 milliards d’euros en 2025, après prise en compte du coût des compléments. Dans un scénario présenté comme plus réaliste à court terme, avec 30 % des personnes éligibles supplémentées, ce bénéfice net atteindrait environ 71,3 milliards d’euros par an.
Les hypothèses portent notamment sur 1 gramme par jour d’oméga-3 EPA et DHA, 1,5 gramme de phytostérols et 3 grammes de bêta-glucanes. L’étude distingue toutefois la solidité des données selon les ingrédients. Pour les oméga-3, le modèle s’appuie sur des essais ayant directement étudié les événements cardiovasculaires. Pour les phytostérols et les bêta-glucanes, en l’absence d’essais cardiovasculaires de longue durée, la réduction des événements est estimée à partir de leur effet sur le cholestérol LDL, puis traduite en risque cardiovasculaire par modélisation.
Ces chiffres doivent donc être considérés comme un potentiel économique issu d’un modèle et non comme des économies déjà observées. Le rapport projette néanmoins un bénéfice net positif pour les trois interventions dans les 27 pays de l’Union européenne et au Royaume-Uni, y compris avec plusieurs hypothèses plus conservatrices.