28 septembre 2026
Quelques jours après un premier avis favorable de l’EFSA concernant un CBD obtenu par synthèse chimique, deux nouveaux dossiers montrent que la voie réglementaire reste loin d’être ouverte à tous les cannabidiol. Cette fois, l’Autorité européenne de sécurité des aliments estime ne pas pouvoir établir la sécurité de deux CBD issus du Cannabis sativa. Le premier est un isolat contenant au moins 98 % de CBD, proposé à 60 milligrammes par jour. Le second est un extrait végétal contenant entre 57 et 65 % de CBD, associé à d’autres cannabinoïdes, et proposé à 30 milligrammes par jour. Dans les deux dossiers, l’EFSA avait demandé des données supplémentaires, notamment sur la caractérisation des produits, leur fabrication, la génotoxicité, la toxicité reproductive et les données chez l’être humain. Les demandeurs n’ayant pas fourni les compléments nécessaires, l’Agence conclut que leur sécurité ne peut pas être établie dans les conditions d’utilisation proposées. Un contraste notable avec le CBD synthétique évoqué la semaine dernière, jugé sûr par l’EFSA jusqu’à 2 milligrammes par jour dans des conditions très encadrées. Ces trois avis illustrent surtout une chose pour la filière : derrière l’appellation CBD, l’origine de l’ingrédient, sa composition, son procédé de fabrication et surtout la solidité du dossier toxicologique deviennent déterminants. Ces avis scientifiques ne constituent toutefois pas encore des décisions d’autorisation ou de refus de mise sur le marché, qui relèvent de la procédure européenne sur les nouveaux aliments.





