15 juin 2026
L’Union des industriels pour la valorisation des extraits de chanvre (UIVEC) et l’Union des professionnels du CBD (UPCBD) annoncent avoir saisi le Conseil d’État contre le plan de contrôle 2026 de la Direction générale de l’alimentation (DGAL). Les deux organisations demandent à la fois la suspension en urgence du dispositif via un référé-suspension et son annulation définitive sur le fond. En cause, le changement de doctrine annoncé par la DGAL en avril 2026, qui prévoit le retrait de l’ensemble des produits alimentaires mentionnant du cannabidiol, ou CBD, sur leur étiquetage, quelle que soit leur teneur. Selon les représentants de la filière, cette décision a été prise sans concertation alors qu’un cadre de contrôle était en place depuis 2022 avec les autorités compétentes. Près de 800 compléments alimentaires au CBD avaient déjà été enregistrés sur la plateforme officielle Compl’Alim. L’UIVEC et l’UPCBD estiment que cette mesure menace un écosystème représentant environ 200 millions d’euros de chiffre d’affaires, impliquant près de 2 000 producteurs de chanvre, 20 000 pharmacies et 2 500 boutiques spécialisées. Les organisations alertent également sur un possible report des consommateurs vers des circuits non régulés ou des plateformes étrangères proposant des cannabinoïdes de synthèse potentiellement plus risqués. Les deux syndicats rappellent enfin que le Conseil d’État avait déjà suspendu puis annulé en 2021 l’interdiction des fleurs et feuilles de chanvre riches en CBD. Ils espèrent obtenir une décision similaire afin de préserver le marché français des compléments alimentaires à base de cannabidiol.






